Mon histoire — le courage de se choisir

par EI POIRIER PAULINE [ Mãé Maison de Coiffure ]

  • Amélioration de sa propre santé en tant que chef d’entreprise
    Amélioration de la santé des salariés, acteur de la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT)
    Acteur de la transition écologique au bénéfice de la santé des individus et de la société

  • Entreprise

  • 1 à 2 salariés

  • Développement

  • 81974553000041

Mon histoire — le courage de se choisir
Mon histoire — le courage de se choisir

Reconversion professionnelle et choisir un métier passion pour retrouver du sens et m’épanouir pleinement dans mon travail.

Un lieu à mon image avec des engagements environnementaux et solidaire.

Une conviction personnelle : préserver sa santé mentale et prévenir le mal-être et le burn-out en créant un travail aligné avec ses valeurs, où l’on peut s’épanouir et se sentir à sa place

Mon histoire — le courage de se choisir

[ 2020 ]

Il y a des décisions qui ne font pas de bruit, mais qui changent une vie entière.

Pendant longtemps, j’ai suivi le chemin que la vie avait tracé pour moi. Un chemin rassurant, stable, raisonnable. J’ai travaillé dans l’immobilier, puis dans l’assurance. J’ai appris, évolué, construit. J’ai été autonome, investie, sérieuse. De l’extérieur, tout semblait à sa place.

Mais à l’intérieur, quelque chose manquait.

Ce n’était pas un manque visible. C’était plus subtil que ça. Une sensation diffuse. Comme une voix discrète qui rappelait un rêve ancien. Un rêve que j’avais laissé derrière moi, faute d’opportunité, faute de timing, faute de croire que c’était encore possible.

Depuis l’adolescence, la coiffure m’attirait. C’était plus qu’un métier. C’était un univers. Un lieu de transformation, de confiance, d’écoute. J’aimais l’atmosphère des salons, le contact humain, la créativité. Je faisais des stages dès que je le pouvais, simplement pour être là, pour ressentir cette énergie.

Mais la vie m’avait emmenée ailleurs.

Alors j’ai avancé. J’ai travaillé. J’ai construit une famille. Je suis devenue maman de trois enfants. J’ai appris la rigueur, la responsabilité, la persévérance.

Et puis un jour, j’ai compris quelque chose d’essentiel.

On peut continuer longtemps sans être malheureuse. Mais cela ne veut pas dire qu’on est profondément heureuse.

En 2020, j’ai ressenti un décalage de plus en plus fort entre qui j’étais et ce que je faisais. Ce n’était pas un rejet. C’était une prise de conscience. Mon besoin d’indépendance, de sens, de liberté devenait plus fort que ma peur de changer.

Changer de vie n’est jamais une décision soudaine. Une accumulation de réflexions, de doutes, de courage.

J’ai compris que pour mon bien-être, pour mon équilibre, pour ma santé mentale, je devais m’autoriser à me choisir.

Pas par caprice. Mais par nécessité.

Alors j’ai pris une décision qui allait tout changer : me reconvertir.

Ce chemin n’a pas été simple. Il y a eu des refus. Des obstacles. Des moments de doute. Des moments où il aurait été plus facile d’abandonner. Mais j’ai persévéré. Parce que pour la première fois depuis longtemps, je savais pourquoi je me battais.

J’ai repris mes études. J’ai obtenu mon CAP coiffure. Puis mon Brevet Professionnel, mon CAP Esthétique. J’ai appris, encore et encore. J’ai travaillé avec passion. J’ai créé ma micro-entreprise. Chaque étape me rapprochait un peu plus de moi-même.

Et puis un jour, il y a eu ce moment.

[ 2025 ]

Je suis entrée dans ce salon.

Et j’ai ressenti immédiatement que c’était là. Comme une évidence. Comme si tous les chemins parcourus m’avaient menée précisément ici.

Ce lieu n’était pas seulement un salon. C’était le début d’une nouvelle vie.

Mon projet va bien au-delà de la coiffure. Je veux créer un lieu de bien-être. Un espace où les personnes viennent se reconnecter à elles-mêmes. Où elles prennent du temps pour elles. Où elles se sentent écoutées, respectées, apaisées.

Parce que prendre soin de soi n’est pas un luxe. C’est une nécessité.

Aujourd’hui, je ne poursuis plus seulement un métier.

Je poursuis une vocation.

Cette reconversion est bien plus qu’un changement professionnel. C’est un choix de vie. Un choix de cohérence. Un choix de courage. Le choix de montrer à mes enfants qu’il n’est jamais trop tard pour devenir la personne que l’on est profondément.

Changer de vie fait peur. Mais rester dans une vie qui ne nous ressemble plus est parfois plus difficile encore.

Aujourd’hui, je suis à ma place. Et chaque matin, je n'ai pas le sentiment d'aller travailler, mais de vivre pleinement de mon travail !

Et ce n’est que le début !

Un engagement humain et une prévention du mal-être
À travers ce projet, je souhaite aussi lutter contre le mal-être au travail et le burn-out, en montrant qu’il est possible de se reconvertir, de s’écouter et de créer un environnement professionnel respectueux de l’équilibre et de la santé mentale.

A l'avenir, j'aimerai pouvoir partager mon expérience notamment en partenariat avec Transition Pro des Pays de la Loire, qui m'ont accompagné lors de mon parcours.

Créer autrement — choisir un lieu qui me ressemble

Changer de métier n’était pas seulement apprendre un nouveau savoir-faire.
C’était aussi choisir comment je voulais travailler. Et surtout, pourquoi.

Je ne voulais pas simplement ouvrir un salon de coiffure.
Je voulais créer un lieu aligné avec mes valeurs. Un lieu chaleureux. Un espace dédié à la relaxation et au soin des cheveux et du bien-être, c’est pourquoi j’ai voulu ajouter le massage et le Head Spa à mon projet lors de ma reconversion, bien avant que cette tendance ne prenne de l’ampleur.

Parce que prendre soin des autres commence aussi par prendre soin du monde dans lequel on vit.

C’est pour cette raison que j’ai choisi de travailler avec la marque Davines. Ce choix n’est pas un hasard. Davines partage ma vision : une beauté durable, respectueuse et consciente. Leurs produits sont conçus à partir d’ingrédients naturels, issus d’une agriculture biologique régénératrice, qui respecte les sols, la biodiversité et les cycles naturels. Rien n’est laissé au hasard. Chaque formule, chaque ingrédient, chaque geste a du sens.

Travailler avec ces produits, c’est refuser d’abîmer le cheveu. C’est choisir de révéler sa nature plutôt que de la contraindre. C’est accompagner, et non transformer à tout prix. C’est respecter l’identité de chacun.

Mais mon engagement ne s’arrête pas là.

J’ai aussi fait le choix de recycler les cheveux coupés grâce à l’association Coiffeurs Justes. Les cheveux, souvent considérés comme des déchets, peuvent devenir une ressource précieuse. Ils servent notamment à dépolluer les océans, à absorber les hydrocarbures, à protéger l’environnement. Ce geste, simple en apparence, participe à quelque chose de plus grand.

Chaque détail compte.

J’ai également décidé de m’engager auprès de l’association Les Pas de Chichi, qui collecte des dons de cheveux pour la fabrication de perruques destinées aux personnes atteintes de cancer. Parce qu’au-delà de l’esthétique, la coiffure touche à l’identité, à la dignité, à la reconstruction. Pouvoir contribuer, à ma manière, à redonner confiance à quelqu’un dans une période difficile est une immense responsabilité, et un honneur.

Mon métier prend alors tout son sens.

Mon salon, lui aussi, est différent. Il n’est pas situé dans un centre commercial, ni dans un lieu impersonnel. C’est une ancienne maison d’habitation. Un lieu chargé de vie. Avec plusieurs espaces, chacun pensé pour apporter calme et intimité. Et à l’extérieur, un espace ouvert, accessible.

On n’y vient pas seulement pour une prestation. On y vient pour se poser. Respirer. Prendre un moment pour soi.

J’ai voulu créer un lieu convivial, chaleureux, presque familial.

Mes enfants viennent parfois après l’école. Leur présence me rappelle pourquoi j’ai fait ce choix. Elles voient leur mère construire, créer. Elles voient qu’il est possible de travailler autrement. De travailler sans renoncer à sa vie de famille. 

Et dans cette aventure, je ne suis pas seule.

Je travaille avec une apprentie en deuxième année de Brevet Professionnel. Je me reconnais en elle. Dans ses doutes, ses espoirs, son apprentissage. Alors j’ai fait un choix simple : adapter le travail à l’humain, et non l’inverse.

Ses horaires respectent son rythme scolaire. Je lui laisse du temps pour réviser, pour se préparer à son examen. Parce que sa réussite est aussi importante que celle de l’entreprise.

Transmettre est une responsabilité.

Je veux qu’elle apprenne un métier, bien sûr. Mais je veux aussi qu’elle apprenne qu’il est possible de travailler dans le respect, dans la bienveillance, dans l’équilibre.

Un lieu où le travail ne se résume pas à produire, mais à donner du sens.

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