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Acteur de la transition écologique au bénéfice de la santé des individus et de la société
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Entreprise
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Développement
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Replanter l'avenir
par EARL de La Cour de Blois
Au départ, le but était d'assurer le renouvellement des haies bocagères, d'attirer de la biodiversité tout en collant avec le terroir.
Le projet a débuté avec la plantation des haies, puis de rangées d'arbres fruitiers.
Ensuite, les investissements ont porté sur la restructuration du vignoble, afin de lui permettre d'affronter les dérèglements climatiques à venir.
En grandissant sur la ferme, j'ai rapidement été sensible au végétal qui se développait, croissait et évoluait autour de nous, c'est pour ça sans doute que j'ai eu envie de planter des arbres. Les vignes qui m'entouraient me fascinaient, je voyais de vieilles vignes dépérir et je regrettais que l'on ne puisse pas reprendre, parfaire, puis se passer cet héritage que d'autres avaient initié dans le passé. Ensuite, au fur et à mesure de mes engagements sur la ferme (d'abord ouvrier, je me suis ensuite installé l'année dernière), de mes lectures, de mes observations (notamment sur le réchauffement climatique), des témoignages des gens du cru, ce projet de planter du végétal, de faire le paysage (comme tout paysan d'ailleurs) s'est échafaudé avec comme ligne de mire, les générations futures, car en plus de nourrir les gens, un paysan prépare le futur de ce que verrons nos descendants.
Dès 2010, déjà, avec ma famille, je commençais à garnir le jardin d'arbres fruitiers, quelle volupté, de planter un bois qui donnera ensuite un fruit, qui peut nous nourrir, bref, qui fait vivre ! En 2014 je développait un verger (pêchers, figuiers, pommiers puis châtaigniers à marrons tout dernièrement) et me lançais dans la plantation de haies champêtres (frênes, merisiers, saules, charmes, chênes, peupliers, troènes, etc.). Enfin en 2020, l'entreprise débuta un programme de replantation des vignes.
Avant de goûter à son premier raisin, il faut commander le plant de vigne, son porte-greffe et clone (plus adaptés au réchauffement climatique que ceux précédemment utilisés), 2 ans avant plantation. Après celle-ci, il faut attendre 3 ans pour récolter ses premières grappes et y rajouter 6 mois à plus selon les élevages pour en déguster le vin ! Heureusement que les banques acceptent des prêts différés afin de financer les plants, les planteurs, les piquets, la préparation du sol et surtout l'entretien de la vigne lors de ces 3 ans (traitements, taille, entretien du sol…) Pour ce qui sont des fruits des arbres, il faut souvent attendre encore plus; ne parlons pas du bûcheron qui voudrait débiter quelques branches dans un frêne, ou de celui qui voudrait en faire du bois d'œuvre !
L'ensemble des résultats seront accessible aux générations futures, comme dit précédemment (imaginons une de mes vignes taillée lors de sa centième année et le vin qu'il donnera). Mais le retour des merles, des buses, des alouettes dans les vignes, l'ombre apportée lors des jours chauds par ces arbres haut de 3 mètres déjà, les abeilles butinant dans les merisiers, les premières grappes de raisins qui passent les gelées et les sécheresses sans dommage sont déjà très prometteurs. Et je ne parle pas du CO2 qui a déjà été capté par toute cette végétation !
L'une de mes autres actions lorsque je me suis installé a été d'acheter des cuves en inox pour le vin permettant la réduction de l'utilisation de l'eau pour les lavages (les autres cuves nécessitent plus d'eau au nettoyage).
Pour arroser les jeunes plantation de vignes, je récupère l'eau des toit de la ferme dans d'anciennes cuves à vin.
Nous sommes engagés dans le label HVE (haute valeur environnemental) afin de réduire les utilisation de produits phytosanitaires.
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