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Amélioration de la santé des salariés, acteur de la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT)
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Entreprise
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1 à 2 salariés
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Développement
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Le Pacte Santé indépendant
par Diwodo
Après un burn-out, j'ai voulu entreprendre autrement. Avec mon collectif d'indépendants, on a mis en place des pratiques concrètes pour protéger notre santé : droit à la déconnexion, pauses collectives, walking meetings, suivi de la charge de travail. Notre plateforme OunekOS applique la même logique aux bâtiments : Prendre soin de soi et de la planète, c'est compatible.
Le Pacte Santé Indépendants : quand un burn-out devient le point de départ d'une autre façon de travailler
Il y a 14 ans, j'ai fait un burn-out. J'étais développeur salarié, pris dans une spirale de surcharge que je n'ai pas su voir venir. Cette expérience m'a profondément marqué et a changé ma façon de concevoir le travail.
Quand j'ai créé DIWODO en 2020, je me suis promis de construire quelque chose de différent. Pas seulement une entreprise technologique performante, mais un cadre de travail où le bien-être serait une priorité concrète — pour moi et pour tous ceux qui collaborent avec moi.
Un collectif d'indépendants, un défi particulier
DIWODO fonctionne avec quatre collaborateurs indépendants réguliers : webdesign, installation, électricité, programmation. Ce modèle offre de la flexibilité et de l'expertise, mais il comporte aussi des risques que personne n'adresse vraiment : l'isolement, l'absence de cadre protecteur, la tentation du "toujours disponible".
En France, on parle beaucoup de Qualité de Vie au Travail — mais presque exclusivement pour les salariés. Les indépendants passent sous le radar. C'est cet angle mort que j'ai voulu combler en créant le "Pacte Santé Indépendants".
Une construction progressive
Les pratiques ne sont pas apparues du jour au lendemain. Depuis 2020, on a construit ensemble, de façon d'abord informelle, puis de plus en plus structurée, un ensemble de règles et d'habitudes qui protègent notre santé.
Pour la santé mentale : j'ai moi-même repris un suivi avec un psychologue et j'en parle ouvertement — ça dédramatise le sujet. On a instauré le "Fika", une pause conviviale suédoise deux fois par semaine. Le créneau 13h-14h est sanctuarisé : zéro sollicitation, la sieste est acceptée.
Pour la santé physique : les "walking meetings" sont notre norme pour les appels courts. On a un groupe WhatsApp avec un classement amical. Tous les deux mois, un membre propose une activité sportive aux autres.
Pour l'organisation du travail : le droit à la déconnexion est un engagement — aucun message après 19h ni le week-end. Le vendredi après-midi est léger, sans deadlines. Chaque semaine, on fait un tour de table rapide sur la charge de travail : vert, orange ou rouge. Ça permet de redistribuer avant que quelqu'un craque.
Quand on a des déplacements, je choisis des hôtels avec une bonne literie et un cadre agréable. Pas des palaces, mais des établissements où l'on dort bien. Un collaborateur fatigué après une mauvaise nuit sera moins efficace — quelques euros de plus par nuit, c'est un investissement dans la santé et la qualité du travail.
Notre solution technologique au service du bien-être et de la planète
OunekOS, la plateforme que nous développons, pilote intelligemment les bâtiments : hôtels, coworkings, résidences. Elle gère les réservations, les accès et les équipements.
On a intégré la gestion des énergies renouvelables et le pilotage d'un VOSS (Volant de Stockage Solaire), une technologie française qui stocke l'énergie quand la production solaire est abondante pour la restituer à la demande. On a déployé ce système sur deux sites pilotes.
Résultat mesuré : 10 à 15% de réduction de la consommation énergétique chez nos clients.
On a aussi développé un système de reconnaissance des oiseaux pour un coworking situé près d'une micro-forêt à Tremblay-en-France. Un automate capte les chants et identifie les espèces. Les occupants suivent la biodiversité autour d'eux en temps réel. Ça les reconnecte à la nature, même dans un contexte professionnel — et les études montrent que ce lien au vivant réduit le stress.
Des moyens réels
On consacre entre 15 à 20% du chiffre d'affaires au bien-être : offsites trimestriels, choix d'hébergements de qualité, temps accordé aux moments collectifs. C'est un investissement, pas une dépense.
Des résultats concrets
L'équipe est stable depuis un an dans sa composition actuelle. Les collaborateurs disent apprécier cette façon de travailler et le lien qu'on a créé. Les arrêts maladie sont très rares — environ deux jours par an maximum sur l'ensemble du collectif.
Pour moi personnellement : 14 ans sans rechute de burn-out. Ce n'est pas un hasard.
Ce qu'on veut transmettre
On ne prétend pas avoir inventé quelque chose de révolutionnaire. On a simplement pris des pratiques qui fonctionnent ailleurs — en Suède, aux États-Unis, au Japon — et on les a adaptées à notre réalité de petit collectif français. Ce qui est rare, c'est de le faire pour des indépendants, et de le mesurer vraiment.
Notre objectif : montrer que ce modèle est reproductible, et inspirer d'autres entrepreneurs à prendre soin de leurs équipes, quelle que soit leur forme juridique.
Implication dans les réseaux locaux
DIWODO est membre d'Atlanpole et de la French Tech La Baule / Pornic / Saint-Nazaire. Ces réseaux permettent de partager nos pratiques avec d'autres entrepreneurs du territoire. J'ai participé également de façon informelle au sein du cercle O'Lead à Savenay, où j'échange avec des dirigeants sur nos approches respectives du bien-être au travail.
Achats responsables
On privilégie autant que possible les fournisseurs français et les circuits courts. Pour certains équipements technologiques professionnels, les alternatives locales n'existent pas encore — mais on fait ce choix chaque fois qu'il est possible.
Solidarité
En 2022, lors de l'arrivée massive de réfugiés ukrainiens, on a mis à disposition nos véhicules, aidé aux démarches administratives, trouvé des meubles et de la vaisselle en mobilisant notre réseau. On l'a fait discrètement, sans communication, pour préserver la dignité des personnes accueillies. Ce n'était pas une "action RSE" — juste une évidence humaine.
Sensibilisation clients
Chaque année, j'ai des discussions avec les décideurs de nos clients sur les enjeux de bien-être et de transition écologique. Ces échanges informels permettent de faire mûrir les réflexions au-delà de la simple relation commerciale.
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